Tout s’est bien passé : le film est-il tiré d’une histoire vraie ?

Tout s’est bien passé : le film est-il tiré d’une histoire vraie ?

Véritable stakhanoviste du cinéma français, François Ozon réalise en 2021 son vingtième film intitulé « Tout s’est bien passé ». Pour ce film, il s’inspire d’une histoire aussi réelle que tragique.

Tout s’est bien passé : et de 20 !

Depuis 1998 et son premier long-métrage Sitcom, François Ozon fait partie de ces rares metteurs en scène français qui parviennent quasiment chaque année à sortir un film dans les salles. Et ce, depuis 23 ans ! Parmi eux, on retrouve des grandes réussites telles que 8 Femmes, Potiche, Dans la maison, Frantz, Grâce à Dieu ou bien encore Eté 85.

En 2021, il signe donc son vingtième film intitulé Tout s’est bien passé. En compétition officielle au Festival de Cannes 2021, ce nouveau long-métrage suit Emmanuèle, une romancière heureuse personnellement et professionnellement, qui voit sa vie basculer lorsque son père André fait un terrible AVC. Très affaibli et diminué, il supplie alors sa fille de l’aider à mourir.

Tout s'est bien passé
Tout s'est bien passé ©Mandarin Production

Une nouvelle fois, Ozon s’entoure d’un casting 5 étoiles. Ainsi, on y retrouve Sophie Marceau, André Dussolier, Géraldine Pailhas, Charlotte Rampling, Eric Caravaca et Grégory Gadebois.

Un film tiré de faits réels

François Ozon et la romancière Emmanuèle Bernheim sont des amis de longue date. En effet, depuis leur rencontre en 2000, les deux ont collaboré sur plusieurs scénarios du cinéaste tels que Swimming Pool, 5×2 et Ricky. En 2013, Ozon lit alors le dernier roman de Bernheim intitulé Tout s’est bien passé. L’histoire le touche tellement qu’il cherche alors à adapter le film. L’ouvrage l’émeut d’autant plus qu’il est tiré de la vie d’Emmanuèle Bernheim, qui a aidé son père à mettre fin à ses jours.

Toutefois, la mise en place de l'adaptation pour le cinéma de Tout s’est bien passé est perturbé par un événement tragique : Emmanuèle Bernheim découvre qu’elle est atteinte d’un cancer en 2017. Elle meurt cette même année alors que le projet est en cours d’élaboration. Ozon décide alors de mettre toutes ses forces pour livrer le meilleur film possible, en hommage à son amie. Pour combler quelques zones d’ombre du récit original, il s’attache même les services de Serge Toubiana, le compagnon de Bernheim, ainsi que de sa sœur Pascale.

Au final, comme il le déclarera au magazine ELLE :

Le film était une manière d'être encore avec elle, de la retrouver avec de la distance.